Laboratoire de mathématiques de l’Université de Savoie

Les séminaires sont communs avec l'équipe Plume (ENS Lyon) et ont lieu en salle de séminaire, premier étage du bâtiment Le Chablais, sur le site du Bourget du Lac ou à l'ENS Lyon.

Prochain séminaire :

Jeudi 30 mai 2013 à 10h Ludovic Henrio (CNRS, INRIA Sophia-Antipolis),
Formal Models for Programming and Composing Correct Distributed Systems

Résumé : (Masquer les résumés)
My research focuses on distributed programming models, more precisely using objects and components. In this area, I provided tools easing the programming of large-scale distributed applications and verifying their correct behaviour. To facilitate the programming of distributed applications, I contributed to the design and the development of languages with a high level of abstraction. My work aims to provide a strong model of programming languages, libraries, and runtime environments to the developer, and to guarantee the safe behaviour of distributed applications. In the OASIS team, we contributed to the definition of a distributed component model - the GCM (Grid Component Model) -, to its formalisation, and to its use for programming adaptive or autonomous components. After a short introduction to the principles of distributed computing and to the use of formal methods in this area, this talk will provide an overview of those aspects focusing on the programming models. I will conclude with a focus on a couple of my current research topics that include distributed algorithms for peer-to-peer systems, and programming on multicore and distributed architecture.

Le séminaire de l’équipe LIMD est sous la responsabilité de Guillaume Theyssier.
Options : Voir par date croissante . Masquer les résumés.
Autres années : 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, toutes ensemble.

Année 2013

Jeudi 06 juin 2013 à 10h Phuc NGO (Laboratoire d'Informatique Gaspard Monge),
Structure combinatoire des transformations rigides sur Z² : théorie et application à l'analyse topologique des images numériques

Résumé : (Masquer les résumés)
Les transformations rigides (obtenues par composition de rotations et translations), lors qu’elles sont appliquées sur les imagesnumériques, sont généralement appliquées dans leur espace continu associé, nécessitant ensuite le recours à un procédé de digitalisation afin d’obtenir un résultat sur Z². Alternativement, nous proposons d'étudier ces transformations rigides dans un cadre totalement discret. En particulier, cette étude consiste à modéliser par une structure combinatoire (nommé, DRT graph) tout l'espace de paramètres de ces transformations sur les sous-ensembles de Z² de taille N × N. Ce graphe a une complexité spatiale de O (N^9). Nous décrivons cette structure combinatoire, et proposons également un algorithme permettant de la construire en temps linéaire par rapport à sa complexité spatiale. Le DRT graph peut être utilisé dans des applications de traitement d'images numériques, par exemple lors de procédures de recalage. Nous proposons ainsi des conditions pour lesquelles les images discrètes 2D préservent leurs propriétés topologiques pour toute transformation rigide. Nous en dérivons un procédé algorithmique permettant de vérifier l'invariance topologique des images par transformation rigide dans Z², où cette préservation n'est plus garantie contrairement à R². Cette étude est basée d'une part sur la notion de DRT graph, et d'autre part la notion de point simple. L'utilisation conjointe de ces deux notions permet notamment d'aboutir à une complexité en temps linéaire.

Jeudi 30 mai 2013 à 14h E. Domenjoud (LORIA (Equipe ADAGIo)),
Connexité par face des plans discrets et clôture palindromique géométrique

Résumé : (Masquer les résumés)
Etant donné un vecteur non nul n de R^d et deux réels mu et w, le plan discret de vecteur normal n, de décalage mu et d'épaisseur omega, noté P(n,mu,omega), tel que défini par J.-P. réveillès, est l'ensemble des points de Z^d satisfaisant la double inégalité 0 <= <n,x> + mu < omega où <.,.> désigne le produit scalaire usuel dans R^d. Pour k dans {0,...d-1}, deux points distincts x et y de Z^d sont des k-voisins s'ils ont au moins k coordonnées communes et leurs coordonnées diffèrent d'au plus 1. Lorsque x et y sont représentés par des cubes unités centrés sur les coordonnées entières, ces cubes partagent alors une facette de dimension au moins k. Une partie S de Z^d est k-connexe, si pour toute paire de points x et y dans S, il existe dans S un chemin x=x_1,...,x_q=y formé de k-voisins. Le problème qui nous intéresse est, étant donnés un vecteur normal n et un décalage mu, de déterminer l'ensemble des valeurs de l'épaisseur omega pour lesquelles le plan P(n,mu,omega) est k-connexe. Nous nous intéressons plus particulièrement au cas où k=d-1, c'est à dire à la connexité par face. Cet ensemble est alors un intervalle infini à droite dont la borne inférieure est appelée épaisseur de connexité de n avec décalage mu et notée Omega(n,mu). Cette épaisseur peut être calculée grâce à un algorithme simple connu sous le nom d'algorithme totalement soustractif (Fully Subtractive Algorithm). Par définition, le plan P(n,mu,omega) est non connexe si omega < Omega(n,mu) et connexe si omega > Omega(n,mu). La question qui se pose alors est celle de la connexité de P(n,mu,Omega(n,mu)). Ce plan est presque toujours non connexe mais peut être connexe si la suite de vecteurs calculée par l'algorithme a une certaine propriété déterminée par Kraaikamp et Meester et qui n'est satisfaite que pour les vecteurs appartenant à un certain fractal de mesure nulle. La question de la connexité de P(n,mu,Omega(n,mu)) lorsque n appartient à ce fractal a été résolue dans un cas particulier en collaboration avec V. Berthé, D. Jamet et X. Provençal. Nous résolvons ici le cas général. Le déroulement de l'algorithme peut être décrit par un mot infini Delta sur l'alphabet {1,...,d}. A partir de ce mot, nous construisons une suite de sous-ensembles de Z^d qui, entre autres propriétés, sont connexes. Nous montrons que la limite de cette suite, appelée clôture palindromique géométrique itérée de Delta, est en fait P(n,0,Omega(n,0)) prouvant ainsi que ce plan est connexe. Nous exhibons également certaines valeurs particulières du décalage mu pour lesquelles P(n,mu,Omega(n,mu)) est non connexe. Le cas général lorsque mu est quelconque reste une question ouverte. (E. Domenjoud & L. Vuillon)

Jeudi 30 mai 2013 à 10h Ludovic Henrio (CNRS, INRIA Sophia-Antipolis),
Formal Models for Programming and Composing Correct Distributed Systems

Résumé : (Masquer les résumés)
My research focuses on distributed programming models, more precisely using objects and components. In this area, I provided tools easing the programming of large-scale distributed applications and verifying their correct behaviour. To facilitate the programming of distributed applications, I contributed to the design and the development of languages with a high level of abstraction. My work aims to provide a strong model of programming languages, libraries, and runtime environments to the developer, and to guarantee the safe behaviour of distributed applications. In the OASIS team, we contributed to the definition of a distributed component model - the GCM (Grid Component Model) -, to its formalisation, and to its use for programming adaptive or autonomous components. After a short introduction to the principles of distributed computing and to the use of formal methods in this area, this talk will provide an overview of those aspects focusing on the programming models. I will conclude with a focus on a couple of my current research topics that include distributed algorithms for peer-to-peer systems, and programming on multicore and distributed architecture.

Jeudi 23 mai 2013 à 10h30 Barbara Petit (Inria Grenoble),
LiDeAl: Certifying complexity with Linear Dependent Types

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Dependant Linear PCF (dlPCF) was introduced by Dal Lago and Gaboardi as a type system characterising the complexity of PCF programs. It is parametrised by a an equational program, which is used to express some complexity annotations for types. This enables a modular complexity analysis, and the main strength of the system is to be relatively complete: any terminating PCF program is typable in dlPCF (and its complexity is thus determined) assuming that the equational program is expressive enough. We have designed a type inference algorithm for this system: given a PCF program, it computes its type in dlPCF (and thus a complexity bound for the program) together with a set of proof obligations that ensures the correctness of the type, following the same scenario as the computation of weakest preconditions in Hoare logic. Checking formally the proof obligations generated by the type checker then amounts to a formal proof that the complexity bound is correct. In this talk I will explain how the type system dlPCF can be turned into a tool for formal certification of the complexity of functional programs.

Mercredi 17 avril 2013 à 10h Emmanuel Beffara (IML),
À venir

Résumé : (Masquer les résumés)
À venir

Jeudi 04 avril 2013 à 10h45 Fabio Zanasi (LIP, ENS Lyon),
Saturated Semantics for Coalgebraic Logic Programming

Résumé : (Masquer les résumés)
A series of recent papers introduces a coalgebraic semantics for logic programming, where the behavior of a goal is represented by a parallel model of computation called coinductive tree. This semantics fails to be compositional, in the sense that the coalgebra formalizing such behavior does not commute with the substitutions that may apply to a goal. We suggest that this is an instance of a more general phenomenon, occurring in the setting of interactive systems (in particular, nominal process calculi), when one tries to model their semantics with coalgebrae on presheaves. In those cases, compositionality can be obtained through saturation. We apply the same approach to logic programming: the resulting semantics is compositional and enjoys an elegant formulation in terms of coalgebrae on presheaves and their right Kan extensions.

Jeudi 28 mars 2013 à 10h Tom Hirschowitz (LAMA, LIMD),
Un jeu pour le pi-calcul

Résumé : (Masquer les résumés)
Dans un travail antérieur avec Damien Pous, on définit une sémantique pour CCS, qui peut être vue à la fois comme une sémantique de jeux non-déterministe et comme une sémantique de préfaisceaux innocents. Les résultats d'adéquation obtenus pour cette sémantique reposent sur le fait que les parties du jeu forment une catégorie fibrée, au sens de Grothendieck, au-dessus des positions. On s'attaque ici à poursuivre notre approche dans le cadre du pi-calcul. Or, s'il est facile de concevoir un jeu pour pi dans l'esprit de celui pour CCS, il est beaucoup moins évident que les parties sont fibrées au-dessus des positions. On montrera qu'elles le sont, en utilisant un outil catégorique bien connu: les systèmes de factorisation.

Jeudi 21 mars 2013 à 10h Pierre Hyvernat (LAMA, LIMD),
Test de terminaison pour PML : ``size-change termination'' et constructeurs (version propre)

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Il est en général indécidable de tester si une définition récursive est bien fondée, mais il existe de nombreux tests pour décider des conditions suffisantes pour la bonne fondation. Le principe du ``size-change'' de A. ben Amram, N.D. Jones et C.S. Lee est particulièrement simple (il s'agit simplement d'examiner certaines boucles dans le graphe d'appels des fonctions récursives), élégant (il repose sur le théorème de Ramsey) et puissant. C'est ce principe qui a été étendu et implanté dans le language PML. Les extensions vont dans deux directions : - autoriser la taille des arguments à augmenter localement, - utiliser la structure du langage (constructeurs / filtrage). Un point important est que ces extensions ne rendent pas le test plus compliqué à implanter.

Jeudi 21 février 2013 à 10h Thomas Seiller (LAMA, LIMD),
Characterizing co-NL by a Group Action

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In a recent paper (Girard 2011b), Girard uses the geometry of interaction in the hyperfinite factor (Girard 2011a) in an innovative way to characterize complexity classes. The purpose of this paper is two-fold: to give a detailed explanation of both the choices and the motivations of Girard’s definitions, and – since Girard’s paper skips over some non-trivial details and only sketches one half of the proof – to provide a complete proof that co-NL can be characterized by an action of the group of finite permutations. We introduce as a technical tool the non-deterministic pointer machine, a concrete model that computes the algorithms represented in this setting.

Jeudi 07 février 2013 à 14h Adrea Frosini (Università degli Studi di Firenze),
À venir

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À venir

Jeudi 07 février 2013 à 10h Pablo Arrighi (LIG),
Generalized Cayley Graphs and Cellular Automata over them

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Cellular Automata can be characterized as the translation-invariant continuous functions, where continuity is with respect to a certain distance over the set of configurations. This distance, and its properties, easily extend from grids to Cayley graphs. As a consequence, Cellular Automata also extend from grids to Cayley graphs. Cayley graphs have a number of useful features: the ability to graphically represent finitely generated group elements and their equality; to name all vertices relative to a point; the fact that they have a well-defined notion of translation, and that they can be endowed with such a compact metric. But they are very regular. We propose a notion of graph associated to a language, which conserves or generalizes these features. These associated graphs can be arbitrary, although of a bounded degree. We extend Cellular Automata to these Generalized Cayley graphs, so that they define a local dynamics over time-varying graphs.

Jeudi 31 janvier 2013 à 10h Étienne Miquey (LIP, ENS Lyon),
Réalisabilité et formules arithmétiques

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Dans le cadre de la réalisabilité classique telle qu'elle est introduite par Krivine, les réalisateurs |A| d'une formule A peuvent être vus comme des défenseurs de la formule face à une pile choisie parmi l'ensemble ||A|| de ses adversaires. Dans la continuité de cette interprétation, Krivine explique comment une formule arithmétique (∃xn, ∀yn, ... ∃x1, ∀y1 f(x, y)=0 ) peut être vue comme un jeu entre deux joueurs (∃ et ∀), un réalisateur étant alors une stratégie gagnante pour le jeu correspondant. Dans sa thèse, Guillermo montre que tout réalisateur universel est bien un stratégie gagnante. On montre ici que la réciproque est vraie : une stratégie gagnante est aussi un réalisateur universel. On s'intéresse ensuite à la relativisation des formules à différents types de données (et l'on montre qu'il existe dans le plus dur des jeux une stratégie gagnante valable pour toute formule vraie) et au lien entre formules d'atome f(x,y)=0 et f(x,y)<>0.

Jeudi 24 janvier 2013 à 10h Guillaume Theyssier (LAMA, LIMD),
Automates cellulaires probabilistes

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Les automates cellulaires probabilistes ou non-déterministes sont souvent étudiés à travers des exemples ou aspects particuliers (alpha-asynchronisme, automates bruités, transitions locales probabilistes, etc). Nous proposons au contraire de les formaliser dans un modèle général qui se prête à une étude systématique. Partant de là nous abordons deux problématiques importantes largement développées dans la théorie des automates cellulaires déterministes : les simulations et l'universalité intrinsèque d'une part, la décidabilité des propriétés globales en fonction des descriptions locales d'autre part.

Le séminaire de l’équipe LIMD est sous la responsabilité de Guillaume Theyssier.
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Autres années : 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, toutes ensemble.